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Conakry sans repères historiques
Si la 2ème République a connu ou connaît une ‘’ révolution immobilière jamais égalée‘’, la capitale Conakry dans sa partie ‘’ centre – ville ‘’ est un presque débarrassée de ‘’ bâtiment ‘’ qui méritent d’être vus par la postérité . Parce qu’ils portent en eux, généralement un ou des pans du passé de Conakry. Partout ailleurs on parle de ‘’ vieille ville ‘’ où on trouve très souvent des monuments ou des rues qui marquent l’empruntent du passé. Dire qu’il est impossible de détruire ces édifices sans faire disparaître en même temps tout ce qui est lié et qui peut revêtir quelque fois une signification particulière.
Pour en venir à Conakry, nos investigations ont révélées que le premier Président de la République avait le souci, somme toute légitime d’organiser un sommet de la défunte OUA. Une cité devrait être édifiée pour abriter les inviter de marques du pays ; ce qui fut fait avec l’appui logistique du Royaume Chérifien.
Dans la foulée, l’ancienne cité ministérielle a trinqué. Les sources d’informations nous apprennent que feu S. Touré qui ne souffrait pas d’objections encore moins de contestation, a opposé une fin de non recevoir par rapport au transfert de la future cité de Kassa. Il s’en est suivit ce qui s’en est suivit ; et des lieux comme ‘’ la plage Perrone ‘’, le Cinéma ‘’Club ‘’, ce qui nos confrères appellent aujourd’hui ‘’ stade de proximité ‘’ le terrain ‘’ Filiyos ‘’ et beaucoup d’autres choses dont des logements ont disparu. Heureusement d’ailleurs que l’Assemblée Nationale ‘’ a résisté et abrite maintenant le conseil national de la communication (CNC). Finit la grande cour de feu Fily Cissoko où des foot - balleurs de génie ont forgé leurs premières armes . N’est – ce pas un exemple lointain, maintenant, de la gabegie que connaît de nos jours l’urbanisation de Conakry. la forte concentration humaine en ville , l’absence d’aire de jeu avec la ‘’piste ( siège du satirique le Lynx), autre célèbre terrain de jeu , tout ceci explique l’essoufflement de la ville . Le grand Palais de l’OUA aujourd’hui en ruine depuis les tristes évènements du 2 et 3 février ajoute au décor peu enviable de Kaloum.
Convenons que notre capitale a besoin d’un sérieux toilettage pour qu’il y fasse bon vivre. Ceci suppose des préalables indispensables parmi les quels l’urbanisation occupe une place de choix.
Et pour quelle que raison que ce soit (le passé matériel faisant du patrimoine à conserver) , il faut se garder de casser à tours de bras . D’ailleurs la référence incontournable en matière d’urbanisation c’est ce monsieur qui, en futuriste avertit à prévu une ville avec ‘’ boches de métro ‘’. Celui – ci était convaincu qu’une ville est comme un être vivant qui naît, se développe et meurt. Vivement Bana Sidibé (première version) aux affaires ; nous verrons plus clair.
N. Zackaria Touré
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