Le-GlobeINTERVIEW

M.Diallo Ibrahima, Représentant d’Air Sénégal International En Guinée « Air Sénégal International a cinq ans maintenant »

Ce vendredi 24 mars, la compagnie de transport aérien Air Sénégal International souffle ses cinq bougies à Conakry. A cette heureuse occasion, nous avons pris langue avec le chef d’Agence Ibrahima Diallo, pour en savoir plus sur l’ambiance d’avant fête et comment répond-on aux attentes d’une clientèle nombreuse et variée par ces temps où le ciel africain est plus que jamais sujet à des interrogations quant au respect de l’éthique de la navigabilité et des normes de qualité et de sécurité des appar eils volants.

 

Dans quelle atmosphère célébrez-vous le cinquième anniversaire d’Air Sénégal International?

 

Diallo Ibrahima: nous célébrons le cinquième anniversaire de la compagnie Air Sénégal International dans une atmosphère de sérénité, de joie pour l’honneur qui a été fait à la Guinée, aux autorités guinéennes qui ne cessent de nous encourager et à notre représentation pour la qualité du travail abattu, d’abriter cette fête. Cela démontre également toute l’importance que notre compagnie a ccorde à la destination Conakry. Le thème central, c’est « le client au centre de nos préoccupations ». C’est en fait pour mettre l’accent sur l’aspect client dans tous ses contours du point de vue sécurité et sûreté et du point de vue qualité du service que nous nous employons à répondre aux attentes de nos clients. D’avance, je dirai que tout a été mis en place pour conférer à l’événement tout l’éclat qu’il mérite. La fête sera vraiment belle, inch’ alla hou  ! A tous ceux qui nous soutiennent, à tous nos clients, je leur souhaite un joyeux anniversaire !

 

En moins de cinq ans, Air Sénégal International s’est taille une place de choix dans le ciel africain, pourriez-vous nous dire plus sur le secret de votre réussite ?

 

Le secret de notre réussite ? Si vous voulez, c’est l’audace et le savoir-faire. Nous savons que le transport aérien est un domaine très fragile c’est pour cela que nous prenons toujours des initiatives et essayons chaque fois de respecter nos engagements vis-à-vis de nos clients et d’atteindre nos objectifs dans les meilleures conditions possibles. Nous faisons en sorte que la navigabilité de nos appareils soit parfaite, quel que soit le prix q ue cela va nous coûter. Nous cherchons aussi à amoindrir les désagréments causés en prenant en charge les passagers lorsqu’il que, pour un cas de force majeur, nous enregistrons un retard, jusqu’à ce que nous trouvons une solution. Les retards en général ce sont des retards programmés qui sont dus à certains impératifs techniques ou commerciaux. Pratiquement en 2006 et suivant, notre objectif, c’est d’éviter ce genre de désagréments. Toutefois, lorsqu’un retard se pose, nous prenons toujours en charge nos passagers.

 

Comment entendez-vous améliorer les performances enregistrées durant les années écoulées ?

 

Pour aller toujours de l’avant et être au diapason, ensuite offrir une bonne qualité de service, comme je l’ai dit tantôt, c’est le «all time performance», c’est-à-dire toujours veiller sur le respect des horaires des vols, la régularité, la ponctualité, la sécurité et la sûreté de nos appareils. Tout cela c’est pour mettre nos pas sagers à l’aise, qu’ils sentent qu’il y a une amélioration, que c’est une compagnie qui grandit, va de l’avant et qui respecte les normes et les qualités d’une compagnie de transport aérien international.

 

Pour cette année et les années à venir quelles assurance et quelles surprises réservez-vous à vos passagers ?

 

L’assurance que nous donnons à nos clients, c’est toujours une bonne qualité de service dans le traitement depuis l’Agence, du point de vue « ticketing », émission et qualité pour le service à bord. Déjà avec la flotte de dernière génération dont nous disposons, que nous ne cessons d’améliorer et ensuite, nous sommes entrain de «relooker» le confort de notre flotte. Si vous l’avez remarqué, depuis le mois de juillet, nous avons diminué le nombre de «classe affaires» dans nos vols pour nous conformer davantage au standard mondial à l’image des autres compagnies européennes. Cela, pour faire bénéficier nos passagers du confort durant nos vols. A cette préoccupation, s’ajoute la ponctualité, le respect des horaires. La surprise que nous voulons faire, nous voulons à tout prix appliquer  l’avancée technologique à notre compagnie. Bientôt en 2007, nous allons entrer de plein pied dans le « e-ticketing » comme toutes les compagnies modernes.

 

Pourriez-vous nous dire ce que vous faites pour enrayer les rares cas de vols ou de détérioration de bagages des passagers?

A ce niveau, nous ne cessons jamais de réfléchir pour essayer de remédier à certains problèmes que nous avons, surtout du point de vue spoliation ou détérioration des bagages des passagers. Heureusement pour nous, c’est un souci que partagent les autorités guinéennes . Depuis que je suis là, de temps à autre nous échangeons avec les autorités de l’Aviation civile et du Ministère qui s’impliquent du plus haut niveau jusqu’au niveau de la coordination et de la gestion de l’aéroport. Tous les représentants des compagnies réunis essayent de mettre en place des stratégies pour arrêter ce fléau. Au niveau d’Air Sénégal International aussi nous mettons tous les moyens pour respecter les normes de sécurité en amont et en aval de l’enregistrement à l’embarquement dans l’avion, du débarquement jusqu’à la livraison des bagages afin de mettre un terme à ce problème de perte ou de détérioration de bagages.

 

Comment se porte l’Agence de Conakry?

L’agence de Conakry, est une fierté pour Air Sénégal International. Elle a été ouverte dès le démarrage de ses activités. Avec des activités qui vont en croissance. D’un vol hebdomadaire, puis à deux, trois vols au début , nous sommes parvenus à quatre et maintenant nous sommes à un vol quotidien. C’est vous dire que l’escale de Conakry est devenue très importante pour notre compagnie, c’est dire que chaque jour Air Sénégal International est présent à Conakry.

Après Dakar qui est la base, Paris que nous faisons deux fois par jour, Bamako et Abidjan qui sont des points de brettelle pour atteindre certains points de l’Afrique occidentale ou bien pour aller vers le Sahel, Conakry est la seule destination à laquelle nous opérons quotidiennement avec deux vols aller et retour.

Je voudrai profiter de cet anniversaire pour dire que notre direction va toujours mieux faire pour satisfaire ses clients. Vous connaissez mieux que moi les relations qui existent entre le Sénégal et la Guinée, ce sont deux pays, un seul peuple, donc nous travaillons à Conakry tout en prenant ces aspects en compte.

Si on vous comprend bien, ces performances vous motivent à faire davantage…

Si vous voyez que nous avons cherché à augmenter nos fréquences, c’est parce que l’escale de Conakry se porte très bien du point de vue performances, qualité de service notamment. Nous nous employons à ce que Conakry maintienne sa notoriété de représentation modèle. Quotidiennement, nous allons travailler à mériter ce standard de qualité.

 

A nos clients, je voudrais au nom de tout le personnel d’encadrement , d’accueil, de l’escale, leur souhaiter bon anniversaire. Parce que c’est leur fête. L’atout que nous avons est que dans la concurrence, nous n’avons aucun complexe que ce soit devant une compagnie européenne ou devant une compagnie africaine parce que nous nous disons toujours que c’est l’« open sky », le ciel est grand pour tout monde. Et nous disons que pour toutes les destinations, il y a une part à prendre. L’essentiel étant de rester sereins, d’avoir une originalité qui fidélise nos clients. Et je profite de l’occasion pour leur dire que nous prenons toujours en compte leurs suggestions et leurs plaintes qui nous permettent d’améliorer la qualité du service que nous leur offrons.

 

D. Ibrahim & I. Lamah

Interview de Aladji Touré: radio-kankan.com

Foula et Aladji Toure

Le Globe : Présentez-vous à nos lecteurs

Aladji Touré : je suis Aladji Touré, concepteur du site ‘’radio-kankan.com’’ et Directeur de Publication de’’ Diaspora Magazine’’. Je suis né à Kankan. Et c’est dans cette même ville que j’ai fait mes études primaires et secondaires avant de continuer au lycée et à l’Université à Conakry. Je suis juriste de formation et par passion, j’ai opté pour l’informatique. Et l’informatique n’a pas de secret pour moi. Je m’occupe plus particulièrement du ‘’Web Service’’. Je réside en Allemagne depuis plus de dix ans. Je suis en Guinée dans un cadre professionnel et j’ai presque rencontré tous mes confrères de la presse guinéenne et échangé avec eux des idées porteuses de résultats. Ensuite, j’ai rendu visite à ma famille et à certaines organisations de la place.

 

Votre Site héberge de nombreux journaux guinéens. Peut–on parler de rentabilité dans ce genre de collaboration ?

Dans un premier temps, je me suis occupé de la création et de la promotion du site. Un site qui a pour objet, la promotion de la musiq ue et de la presse guinéenne. Voyant que les autres pays se sont fait connaître à travers l’Internet, j’ai jugé opportun d’en faire autant pour mon pays. Lors d‘un de mes voyages en Guinée, j’ai eu à rencontrer quelques journalistes qui m’ont raconté leurs difficultés dans l’exercice de leur métier comme la diffusion de l’information, le manque d’initiation aux nouvelles techniques de l’information et de la communication, etc.

Une fois en Allemagne, j’ai essayé de créer un site pour héberger certains journaux. Et la rentabilité dépendra des directeurs de publication. Ils doivent savoir que, hormis la politique et l’Actualité, ils peuvent émettre des idées de créativité, de promotion et d’invention qui iront dans l’intérêt des deux parties. Car, plus un site a des partenaires, plus il est alimenté, plus il devient rentable.

 

Tout récemment, nous avons assisté à un bras de fer entre votre canard ‘’Diaspora Magazine’’ et certains responsables de la culture guinéenne en l’occurrence Isto Keira et Riad Chaloub, respectivement de l’Agence guinéenne des spectacles et du BGDA. Pouvez–vous nous dire ce qui s’est réellement passé ?

Je ne pense pas que cela puisse être considéré comme un différend, à partir du moment où nous défendons tous, le même idéal : la promotion de la culture guinéenne. M. Keira et M. Chaloub ne sont que des frères à moi et ils font d’énormes efforts pour propulser la musique de chez nous. Certes, il y a eu incompréhension dans le passé mais tout est rentré dans l’ordre. Et par conséquent, je reste à la fois, leur petit frère et leur collaborateur.

 

Vous êtes promoteur, concepteur de site, journaliste…

Je suis quelqu’un de pragmatique. Je combine ces trois efforts pour sortir quelque chose de positif. Avant, nos ressortissants se mobilisaient pour organiser des concerts dans des pays di fférents avec de sérieuses difficultés de négociation, de programmation et d’organisation Aujourd’hui, auprès des autorités allemandes, je négocie l’arrivée et la promotion des artistes guinéens à l’étranger qui, une fois le concert terminé, retournent au pays. Avec ce contrat, tout se passe bien.

 

Quelle appréciation faites-vous aujourd’hui de la presse guinéenne ?

La question est venue à point nommé. Seulement, ce que je conseillerai aux journalistes, c’est l’objectivité. Ils sont les yeux et les oreilles du public. Aux guinéens de l’extérieur, je leur demande de faire comme moi si non mieux pour la promotion de la Guinée. Il y a un point que tout le monde minimise, pourtant de taille : c’est la formation continue des journalistes. Boubah l’a fait avec Abdoulaye Youlaké. Et cela constitue un bel exemple de collaboration et surtout un modèle à suivre pour les autres propriétaires de journa ux et de sites.

Mon problème, c’était d’offrir des sites aux journalistes. La prochaine étape concernera l’utilisation de ces sites. Il faut que les utilisateurs des sites sachent rentrer dans les paramètres et savoir comment en bénéficier. Il y a des publicités dans les journaux. Ces publicités, une fois sur le net, procurent de l’argent aux propriétaires et animateurs de sites. Il peut y avoir toute une série de transactions par correspondances à travers les sites d’informations. Le fondamental est d’avoir le site et surtout pouvoir l’utiliser à bon correctement.

 

Vous passez inaperçu alors que vous gérez un site de grande renommée. Rencontrez- vous des difficultés pour son alimentation?

Nous ne rencontrons pas de problèmes majeurs. Mais, il faut reconnaître que nous avons besoin des journalistes qui maîtrisent la langue de Molière. Car nous voulons des articles précis et concis Je profite d’ailleurs de l’occasion pour dire qu’être sollicité ne veut pas dire parler automatiquement de l’argent. Dans les temps, j’ai toujours eu des malentendus avec mes premiers collaborateurs. L’argent vient après le dynamisme, la promptitude et la patience. Parlant de la simplicité, je suis toujours avec mes amis, je partage tout avec eux. C’est pourquoi, je mets ma connaissance à la portée de n’importe qui. En Allemagne ou ailleurs, on me réserve des places spéciales. J’ai toujours suivi de près les spectacles en faisant des reportages. C’est cela ma passion. Pour bénéficier des connaissances et des apports des autres, il faut être avec eux.

 

Vous êtes journaliste à l’étranger. Comment voyez-vous le journaliste guinéen dans l’exercice de son métier ?

La presse privée écrite guinéenne est beaucoup appréciée à l’étranger. Les journalistes sont à la hauteur de leur travail malgré certaines difficultés qu’ils rencontrent sur le terrain.

Leur condition de travail est souvent déplorable. D’après mon constat, la différence se fait nettement sentir entre les grands et petits journaux. La logique voudrait que ces grands journaux pensent à aider aussi les petits à sortir leurs têtes de l’eau.

 

Quelles mesures avez-vous prises en faveur des sites hébergés sur ‘’radio-kankan’’ ?

Dans un premier temps, nous avons voulu que chaque journal ait la clé du site et qu’il arrive à nommer son site. Pour être crédible, il faut alimenter régulièrement son site pendant deux ans ou plus. Nous avons des dispositions techniques qu’on appelle ‘’ Team play ‘’. Ce système permet d’arranger les photos. Par exemple, si elle est à gauche, on peut l’orienter à droite. Et à chaque fois qu’il y a de nouveaux logiciels, je m’arrange toujours à les introduire dans le site. La radio-kankan a un système qui s’appelle ‘’ Typo 3 ’’. Et ce système est différent des autres. Nous l’avons utilisé pour aider la presse guinéenne. Avec ce système, même celui qui n’a pas suivi un cours en informatique peut actualiser et se familiariser avec ce système. Il prend beaucoup de photos, il a beaucoup plus de possibilité d’accès. Pour ce départ, les dispositions sont d’ordre technique.

 

Radio-kankan reçoit combien de visiteurs par jour ?

Pour le moment, nous recevons 2.200 à 2.700 visiteurs par jour.

Depuis quand radio-kankan existe-t-il ?

La radio-kankan est née en 2002. Soit 4 ans d’existence maintenant. Avant, j’étais un simple visiteur de sites. L’idée de création de radio-kankan m’est venue quand j’ai remarqué que la culture était quasi absente sur des sites guinéens.

 

Le site tend à grandir. Comptez vous changer un jour de nom ?

C ela n’est plus possible. Ce nom représente une marque et cette marque, à son tour, représente un produit. Je ne pensais pas qu’il allait évoluer à ce point. Il faut signaler ici que la connotation n’est nullement régionaliste. Ce site pouvait avoir n’importe quel nom, peu importe, c’est la prestation qui compte. Couvrir toute une nation, c’est déjà une fierté et un grand pas pour moi. Dans l’avenir, avec l’apport de mes partenaires, je compte faire autres choses qui porteront le nom de radio-kankan et pour l’instant je mise sur les vêtements.

Y a t-il un sujet qu’on a pas abordé et sur lequel vous voudriez revenir ?

Toujours dans le domaine de l’informatique, je voudrais que les internautes ou journalistes arrivent à faire la différence entre l’hébergement, l’administration et l’animation d’un site. La création d’un logo et dessin coûte chère. Sur ce, je ne peux pas seul tout faire. Je veux que mes collaborateurs soient bien initiés pour la bonne marche du site.

Ces derniers temps, j’ai rencontré des difficultés pour la construction de logos et la création de dessins. Celui qui vient, peut le faire ailleurs et venir se faire héberger chez nous. Pour ceux qui veulent nous contacter, nous sommes à leur disposition pour tout problème qui intéresse l’informatique. Cela est valable aussi bien pour les artistes que pour les musiciens.

 

Il y a une chose qui frappe tout visiteur qui arrive en Guinée : c’est l’unité nationale. Donc soyons unis pour construire notre pays. Démarquons nous de l’individualisme et de l’ethnocentrisme et optons pour le progrès et l’entente pour le salut de la République. Pour finir, j’adresse mes encouragements au peuple de Guinée, à la presse guinéenne. Je remercie tous ceux qui, de près ou de loin alimentent et visitent la ‘’radio-kankan.com ‘’ et la ‘’Dias pora Magazine’’.

 

Entretien réalisé par A.Foulah Diallo et Salématou Bah

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